VIRTUA LEGIS

Options de consultation

500.00 €
300.00 €
1 000.00 €

Citer des marques dans un catalogue en ligne

Peut-on citer librement une marque sur un site internet sans autorisation expresse de son propriétaire ?
"Je souhaite créer un site internet dans lequel les utilisateurs auront à choisir parmi une liste de références de matériels (autrement dit dans un catalogue). Les noms des fabricants et les références des produits seront donc cités.
Peut-on citer librement ces marques sans courir le risque d'être attaqué par le propriétaire de la marque ?" .
 
Il est possible, en principe, de citer, même sans autorisation expresse et préalable des titulaires, des marques dans un catalogue lorsqu'il s'agit de vendre des produits ou des services sous marque.

Cette règle a été confirmée par la Cour d'appel de Paris pour des oeuvres vendues sous des marques représentant l'association des têtes des personnages de Tintin et Milou, désignant les produits de l'imprimerie, la publication de livres, l'édition et les télécommunications (Cour d'appel de Paris 4ème chambre, section A Arrêt du 14 mars 2007, Moulinsart, Fanny R. / Neret-Minet : http://www.legalis.net/jurisprudence-decision.php3?id_article=1926). La Cour d'appel de Paris considère, en effet, qu'il ne s'agit pas d'un usage caractérisant en lui-même la contrefaçon.

On imagine bien, en outre, s'agissant d'un catalogue référençant des centaines de marques, que chaque revendeur ou intermédiaire n'a pas à demander des autorisations préalables à des centaines de titulaires de marques pour participer à une commercialisation légale de produits ou services permise par les contrats conclus par lesdits titulaires des marques...

Mais la situation d'un catalogue en ligne est particulière, car l'usage s'effectue sur le réseau internet, avec référencement naturel et, le cas échéant, sponsorisé.

Or, comme vous le savez, l'utilisation de mots clés (et pas uniquement de metatags...) en liaison avec des marques déposées est systématiquement condamnée par les tribunaux. En ce sens : décision condamnant eBay pour l'utilisation de mots clés en liaison avec les marques de la société LVM : Cour d'appel de Paris 4ème chambre, section B Arrêt du 22 mai 2009 (http://www.legalis.net/jurisprudence-decision.php3?id_article=2688).

Pascal ALIX
Avocat à la Cour

La nouvelle loi sur le télétravail salarié

L'Assemblée Nationale a adopté le 9 juin 2009, en première lecture, la proposition de loi Morel à L'Huissier sur le télétravail. Le texte sera examiné par le Sénat en octobre 2009.

La proposition de loi intervient, rappelons-le, alors qu'un accord national interprofessionnel avait fixé le 19 juillet 2005 les grands principes du télétravail salarié applicables aux entreprises concernées par l'accord (c'est à dire presque toutes les entreprises françaises).

Le texte, tel qu'adopté par l'Assemblée Nationale (le Sénat pourra y apporter des modifications le cas échéant), ne prend pas plus en compte les télétravailleurs "nomades" que l'accord FRANCE TELECOM-ORANGE.

De même, les questions de la période d'adaptation, de la santé, de la formation et de la charge de travail n'y sont pas abordées (V. : à ce sujet : Non au mythe du télétravail durable ! ).

Pour être positif, ne perdons toutefois pas de vue que bien qu'incomplète la loi doit incorporer dans le bloc de légalité (en en faisant ainsi un texte d'application générale et une norme hiérarchiquement supérieure) quelques grands principes de l'accord de 2005.

Bien entendu, le texte reprend le principe du volontariat, intégrant ainsi dans le Code du travail les règles jurisprudentielles (Cour de cassation) et conventionnelles (ANI de 2005).

Elle met également un terme aux discussions sur la définition du télétravail, en le définissant ainsi : « le télétravail désigne toute forme d'organisation du travail dans laquelle un travail, qui aurait également pu être exécuté dans les locaux de l'employeur, est effectué par un salarié hors de ces locaux de façon régulière et volontaire en utilisant les technologies de l'information dans le cadre d'un contrat de travail ou d'un avenant à celui-ci ».

De même, la loi, reprenant les principes jurisprudentiels, prévoit la prise en charge par l'employeur « tous les coûts découlant directement de l'exercice du télétravail ».

Le texte étant récent, il contient par ailleurs un alinéa spécifique sur la mise en place en cas de pandemie...

Article complet sur Virtualegis.com